5 conseils pour financer la croissance de son entreprise

Au cours de son développement, votre entreprise aura besoin de leviers pour passer des étapes importantes. La finance, justement, est un puissant levier pour la croissance. Elle permet d’investir rapidement dans de nouveaux outils, dans des campagnes marketing, dans la recherche et développement, ou encore de recruter.

 

Mais le financement de la croissance est particulier. Car plusieurs solutions s’offrent à vous (levées de fonds, crédits, financements publics, etc.) et il n’est pas forcément simple de comprendre l’intérêt et la complémentarité de chacune.

 

Aussi, il vous faut mettre au point une stratégie de financement claire, basée sur des indicateurs clés et des projections réalistes, pour réussir à convaincre des financeurs.

 

Afin de vous éclairer sur ce sujet et de vous aider à faire les meilleurs choix, nous avons regroupé dans cet article les 5 meilleurs conseils que nous pourrions donner à nos clients, afin de financer la croissance de leurs entreprises.

Sommaire

Conseil #1 : Connaître les 3 principaux modes de financement de la croissance

les 3 principaux modes de financement de la croissance

Il existe 3 principaux modes de financement pour la croissance de votre entreprise :

  1. – Le financement dilutif
  2. – Le financement bancaire
  3. – Les financements complémentaires


Chacun dispose de ses particularités et trouve une utilité dans des situations précises. Mais il est important de comprendre une chose : ces 3 modes de financement sont complémentaires.

 

Le financement dilutif renforce vos fonds propres et améliore vos ratios d’endettement. Le financement bancaire s’appuie sur des garanties pour vous prêter des fonds, sans toucher au capital social de votre entreprise.

 

Et les financements complémentaires offrent des alternatives intéressantes, pour compléter les deux premières solutions, ou présenter des garanties pour y prétendre.

Le financement dilutif

Le financement dilutif correspond à une augmentation des fonds propres de votre entreprise et l’entrée de nouveaux actionnaires, en échange de droits de propriété. Le cas le plus connu est celui de la levée de fonds par augmentation de capital : des investisseurs apportent de l’argent à la société, en échange d’actions nouvellement créées. Les fondateurs de la société voient alors leur pourcentage de détention du capital social diminuer.

💡 Exemple de financement dilutif

 

Paul et Pierre ont fondé la société XYZ en apportant 50 000 € chacun. Ils disposent chacun de 50% des parts au capital de l’entreprise et ont donc des droits et des obligations vis-à-vis de l’ensemble des bénéfices et des pertes de XYZ.

 

Ils décident de faire entrer Jean au capital, pour amener de l’argent frais. Ils augmentent le capital de la société de 50 000€ : le montant apporté par Jean. Désormais, chacun détient un tiers de l’entreprise.

 

Paul et Pierre ont donc vu leurs droits de propriété du capital de XYZ se diluer, dans un capital social plus important.

Outre la levée de fonds, il existe des modes de financement dilutifs très intéressants. Les BSAR (bons de souscription remboursables en actions) permettent de faire entrer progressivement de nouveaux apporteurs au capital. C’est selon nous un très bon moyen de compléter une première levée de fonds. Aussi, les obligations convertibles sont très utiles en complément d’une levée, car elles permettent à des investisseurs d’entrer au capital petit à petit.


Notez que le financement dilutif est un très bon moyen d’apporter une garantie solide aux banques, pour faire un emprunt (voir ci-dessous). Cela permet de conserver les pourcentages de détention du capital social (financement non-dilutif), tout en disposant de nouveaux fonds.

Le financement bancaire

Le financement bancaire n’est pas forcément mis en avant aujourd’hui, concernant le financement de la croissance d’entreprise. Et pourtant, il permet d’apporter des ressources financières importantes, sans toucher aux capitaux propres de votre entreprise. Aussi, la possibilité de déduire les intérêts d’emprunt du bénéfice imposable de votre société est un avantage, en comparaison au financement dilutif.

 

Les banques ont besoin de garanties pour accepter de prêter de l’argent aux entreprises. Les fonds propres et les financements complémentaires (nous vous en parlons juste après) en font partie. Elles analysent certains chiffres clés ainsi que le projet d’investissement (voir conseils #3 et #4) pour prendre leur décision.

 

Notez que certaines banques investissent fortement dans la croissance et l’innovation d’entreprises. Même si celles-ci ne sont pas encore rentables. Pourquoi ? Et bien si elles croient fortement au potentiel de croissance de ces entreprises, elles accepteront de leur prêter de l’argent pour les aider ensuite à lever de fonds. Car avec de nouveaux investisseurs au capital, il sera plus facile pour ces jeunes pousses de se développer et donc, de rembourser leurs prêts par la suite.

Les financements complémentaires

Parmi les financements complémentaires, les plus importants sont les financements publics. Nous pensons bien évidemment à la Banque Publique d’Investissement (BPI) qui propose de nombreuses solutions pour financer la croissance et l’innovation (Bourse French Tech, garanties et prêts innovation, etc.).


L’autre mode de financement complémentaire est le crowdfunding (financement participatif). À mi-chemin entre le marketing, la communication et la finance, le crowdfunding est utile pour lever un peu d’argent et créer de l’engagement autour de son projet. Autre avantage, c’est une preuve du potentiel de croissance d’une entreprise, qui peut être utilisée comme un argument pour emprunter de l’argent auprès d’investisseurs.

Conseil #2 : Construire une stratégie de financement claire

Construire une stratégie de financement claire

Vous l’avez compris, les 3 principaux modes de financement sont complémentaires. Ils ont chacun un rôle à jouer dans la structure financière de votre entreprise, et peuvent constituer des garanties pour l’obtention d’un nouveau type de financement.

 

Le choix du bon mode de financement, au bon moment et auprès du bon partenaire, c’est la stratégie de financement. Pour profiter des synergies et des effets de levier importants de la finance sur votre business, il est primordial pour vous de construire une stratégie claire et pertinente.

 

Pour cela, définissez à l’avance les principales étapes de la croissance de votre entreprise, ainsi que les besoins de financement nécessaires pour passer ces différents paliers. Ensuite, déterminez quels seront les outils et les partenaires financiers les plus pertinents pour vous aider à développer durablement votre entreprise.

💡 Exemple de stratégie

 

Étape 1 : Création de l’entreprise (50 000€) → Apports + prêts d’honneur

 

Étape 2 : Test d’une première version du produit sur le marché (60 000€) → Fonds publics + Crowdfunding

 

Étape 3 : Validation de l’offre initiale (50 000€) → Levée de fonds

 

Étape 4 : Développement de l’offre (200 000€) → Emprunt bancaire

 

Étape 5 : Pénétration de nouveaux marchés (500 000€) → Levée de fonds + Emprunt bancaire

Conseil #3 : Comprendre et suivre des indicateurs clés

KPI indicateurs clés de performance

Afin de convaincre des financeurs de vous prêter des fonds, vous devez apporter des garanties. Certains indicateurs seront analysés à la loupe par les banques et les fonds d’investissement, avant de vous prêter main-forte.

 

Vous devez comprendre et utiliser ces indicateurs clé de performance (KPI) pour piloter votre entreprise et améliorer ses résultats. Cela vous permettra de gagner la confiance de nouveaux partenaires.

 

Selon nous, 6 indicateurs sont essentiels. Vous devez les comprendre et les améliorer à chaque étape de la croissance de votre entreprise :

  1. 1 – Le chiffre d’affaires (CA) : c’est le niveau de ventes réalisées par votre entreprise. Il met en évidence le volume d’activité et permet de faire des comparaisons dans le temps.

 

  1. 2 – Le résultat net : c’est le bénéfice net réalisé par votre entreprise à la fin de l’année. Il valide la rentabilité de votre société et est affecté aux fonds propres, lors de l’assemblée générale ordinaire.

 

  1. 3 – Les fonds propres : c’est l’ensemble des sommes apportées par les actionnaires, ainsi que l’accumulation des bénéfices placés en réserve. Les fonds propres renforcent la capacité d’endettement de l’entreprise et offrent donc une garantie forte pour les banques.

 

  1. 4 – Le seuil de rentabilité (point mort ou break-even) : c’est le niveau de chiffre d’affaires nécessaire à votre entreprise pour réaliser des bénéfices. Tant que ce volume d’activité n’est pas atteint, elle n’est pas rentable. En dépassant le seuil de rentabilité ou en présentant un plan pour l’atteindre, vous renforcez la confiance de vos partenaires.

 

  1. 5 – L’EBE (excédent brut d’exploitation) : c’est le niveau de cash généré par l’activité de votre entreprise, sans tenir compte des résultats exceptionnels et financiers, et de la politique d’investissement. L’EBE est essentiel pour les banques car il reflète la capacité de votre entreprise à rembourser une année de dettes.

 

  1. 6 – Le BFR (besoin en fonds de roulement) : c’est le différentiel (en argent ou en jours de chiffre d’affaires) entre le moment où vous payez vos fournisseurs et celui où vos clients vous paient. Un BFR important nécessite une trésorerie importante, pour combler ce différentiel. Les entreprises en forte croissance ont souvent un BFR qui augmente et qui nécessite donc un besoin de financement à prévoir.

 

En suivant ces différents indicateurs, vous montrerez à vos financeurs potentiels que vous comprenez et maîtrisez les finances de votre entreprise. Il vous faudra ensuite présenter votre projet, de la meilleure des façons.

Conseil #4 : Bien présenter son projet aux financeurs

Bien présenter son projet aux financeurs

Pour convaincre vos futurs actionnaires ou prêteurs de prendre part au développement de votre société, vous devrez présenter clairement votre projet. Pour cela, évitez le jargon technique et expliquez précisément l’objet et le montant de votre besoin de financement. S’agit-il d’investissement dans de nouveaux outils, d’une démarche marketing, ou du recours à des développeurs freelance pour développer votre produit ? Dans ce cas, il vous faudra présenter des devis pour justifier le montant demandé.

 

Ensuite, préparez un business plan pour appuyer votre dossier. Ce document doit présenter vos projections en termes d’activité, avec des éléments probants (nombre de clients, de missions, d’abonnements, panier moyen, etc.). Il faudra également y inclure un plan de trésorerie mensuel, afin de montrer les flux de trésorerie prévisionnels de votre entreprise. Car c’est la capacité de votre business à dégager des flux de trésorerie excédentaires qui convaincra les nouveaux financeurs de vous suivre.


Enfin (et surtout), anticipez absolument votre demande de financement. Car obtenir des fonds auprès des banques, d’investisseurs publics, ou de nouveaux actionnaires prend du temps. Ne prenez pas le risque de ralentir la croissance de votre entreprise – voire de mettre en danger ses finances – en vous présentant trop tard devant des investisseurs.

Conseil #5 : Se faire accompagner

L'accompagnement au financement de la croissance

La stratégie de financement, l’analyse d’indicateurs et la préparation d’un tour de table ou d’un dossier de financement ne sont pas des activités anodines. Cela demande du temps, du réseau et une expertise en finance et en entrepreneuriat.

 

En vous faisant accompagner d’experts en la matière, vous mettez toutes les chances de votre côté pour obtenir le bon financement, au bon moment. C’est aussi un moyen pour vous de rester focalisé sur l’essentiel : le développement de votre business. Car outre le financement, la croissance soulève d’autres besoins stratégiques et opérationnels auxquels vous devez faire face : la gestion de la relation client, le recrutement, la communication, etc.

 

Si vous avez besoin d’informations complémentaires concernant le financement de votre projet, contactez un de nos experts.

 

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